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 La sexualité est une recherche de spiritualité non consciente

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Miléna
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Date d'inscription : 18/10/2009
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MessageSujet: La sexualité est une recherche de spiritualité non consciente   Sam 16 Jan - 4:07

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Entretien avec Corine Marienneau, par Patrice van Eersel
SOURCE : http://www.nouvellescles.com



Après dix ans de disparition - pendant lesquels elle a profondément travaillé sur elle-même et fait un enfant - , l’ex-chanteuse et bassiste de Téléphone et des Visiteurs, revient sur scène avec des chansons débordant d’amour et de grandes interrogations spirituelles.

Nouvelles Clés : Dans votre première chanson, vous ne dites pas “Les hommes que j’ai aimés”, mais “Les hommes que j’aime"... Pour vous on peut mener plusieurs amours en même temps ?

Corine Marienneau : Ah ça, c’est une question drôlement difficile ! Les hommes que j’aime vraiment, je les aime pour la vie, même si je ne couche plus avec eux. Peut-on coucher avec plusieurs personnes, quand on est vraiment adulte... ? Je ne crois pas.

N. C. : Être “fidèle en amitié” ne signifie pas avoir un seul ami. Pourquoi “fidèle en amour” serait-il synonyme d’exclusivité ?

C. M. : Je n’ai pas résolu cette question, ni dans ma vie personnelle, ni pour donner un conseil aux autres. L’impression que j’ai, c’est que la liberté c’est le choix et que le choix, c’est la limitation. C’est drôlement complexe. Pour qu’un couple réussisse et qu’il puisse y avoir une liberté de mouvement pour les deux, il faut qu’ils aient au moins soixante ans (rire) - c’est-à-dire que chacun ait bien trouvé sa place, avec tout ce que cela comporte de confrontation à la solitude (tant qu’on n’a pas compris qu’on est seul, rien n’est possible, on projette sur l’autre trop de choses). Un amour réussi rassemble des gens matures, pour qui la jalousie, la possession sont déjà balayées. Donc, à mon avis, ça n’existe pas. Et les plus immatures sont sans aucun doute les hommes... “Les hommes que j’aime sont des enfants” !

N. C. : Vous, vous sentiriez assez mûre pour accepter de ne pas “posséder” votre amour ?

C. M. : Ça commence à venir. Mais je pense aussi que je rencontrerai quelqu’un qui n’aura plus besoin d’aller voir ailleurs. Quand on arrive à un certain degré de maturité, qu’on a vécu ce qu’on avait à vivre pour trouver sa place, on n’a plus besoin de ça. L’énergie sexuelle sort alors de l’infantilité. Je trouve que la sexualité des hommes d’aujourd’hui n’en est même pas à l’adolescence : elle est carrément infantile ! du niveau du gamin de quatre ans dans un magasin de jouets : “Maman, je veux ça, et puis ça, et puis ça, et puis ça !” Alors vous répondez : “Ben non, mon chéri, il va falloir choisir.” Ça le met hors de lui : “J’la veux, elle ; et j’la veux, elle ; et puis aussi elle ; et elle !” C’est d’un niveau intellectuel très, très jeune.

N. C. : Et en même temps, on connaît des hommes qui n’ont eu qu’une femme dans leur vie.

C. M. : Je trouve ça merveilleux. Ils ont été capables de choisir.

N. C. : Oui mais ensuite, les femmes vous disent qu’un pays où les hommes ne draguent plus et restent sagement auprès de leurs épouses, est mortellement ennuyeux. “Mais où sont les mecs ?” demandent-elles.

C. M. : D’accord, mais vous n’êtes pas obligé de passer à l’acte à chaque fois. Et puis attention, parlant de l’infantilisme de notre sexualité, j’inclus les femmes, même si, comparées aux hommes, elles sont un peu plus mûres. Les femmes sont davantage capables de faire un choix, c’est-à-dire de renoncer, de se castrer - la castration est nécessaire -, capables de dire : “Ce mec-là est beau, je le désire, mais je ne suis pas obligée de passer à l’acte, parce que j’ai choisi un autre homme avec qui je vais passer ma vie.” C’est la boulimie qui est psychotique !

Au fond, dans la vision infantile de la sexualité, qui nous habite tous, nous sommes orphelins de là d’où nous venons - on pourrait appeler ça la “Source”. Et nous voulons tous y retourner. Et la sexualité est l’un des leurres qui nous font croire que nous avons retrouvé la Source, parce qu’on y vit en état de fusion. La fusion, c’est le chaos originel. On est attiré par cet état, on plonge dans la sexualité, on s’imagine qu’ainsi on grimpe au ciel. C’est cette vision qui est infantile.
Il faut plutôt trouver le lieu intérieur qui nous relie à la Source et qui n’est pas sexuel, mais spirituel. La sexualité est une recherche de spiritualité non consciente. Et cela pourrait justifier l’abstinence demandée aux prêtres et aux gens engagés dans la spiritualité : si vous gaspillez votre énergie sexuelle dans un désir inconscient effréné de retourner à la Source et de refusionner, vous ne pouvez pas atteindre le lieu spirituel où se passe réellement ce retour et cette fusion.
Je crois qu’il y a là une grande confusion. Certes, ces deux quêtes se rejoignent, mais il ne faut pas les confondre. J’ai du mal à dire ça, on ne peut pas balancer aux gens : “Arrêtez de baiser et méditez !”, mais quelquepart, je sens que ça va dans cette direction, et ça me fait penser : “Si vous faites l’amour, c’est pour retrouver votre âme-sœur, qui fera de vous un être complet”. Donc, intellectuellement, je prônerais plutôt le couple, fidèle, éternel, qui crée la vie...

N. C. : Toutes ces convictions, on les sent dans vos chansons, et c’est ce qui les rend fortes. Comme par exemple celle où vous ne rencontrez que des “ hommes inachevés ”...

C. M. : ... en me reconnaissant moi-même comme une “femme inachevée ”engendrant un“ enfant inachevé” ! La quête spirituelle, en fait, c’est toujours de faire passer l’être à une fractale supérieure, c’est-à-dire là où il retrouvera sa dimension divine. Nous sommes inachevés et peut-être que notre boulot sur terre c’est de devenir des dieux - comme si l’humanité était une grande procession et que le travail à faire était de trouver notre divinité.
Et ça rejoint la sexualité : on croit que c’est par le sexe qu’on va y arriver - parce qu’on n’a pas encore de dimension spirituelle et que l’on vit dans des sociétés qui nient totalement la dimension spirituelle de l’homme. Et comme cette porte-là n’est pas ouverte en nous - et que c’est un énorme travail personnel de l’ouvrir -, on va à l’opposé, dans le sexe, alors qu’on est simplement en quête de notre dimension spirituelle. Et cette chanson sur mes hommes inachevés le dit aussi, oui.

N. C. : Pour vous, y a-t-il un lien entre érotisme et enfantement ?

C. M. : Ça me semble clair, oui ! Une fois que vous avez fait un enfant, vous êtes devenu Dieu : vous avez créé un être vivant, vous vous rendez compte !? Après ça, vous pouvez vous arrêter, vous avez fait votre boulot (rire). Mais la plupart du temps, quand on fait des bébés, on n’a pas conscience qu’on est en train de faire un travail divin !

N. C. : Ensuite, il faut accueillir le nouveau-né, et pour ça, réparer le monde. La chanson que vous consacrez à la naissance de votre fille est sans doute la plus sereine, la plus pacifiante.

C. M. : “ Salut à toi, “ beau bébé, “ né d’un moment d’éternel, “ sans avant “ sans après...

N. C. : Tout reste à faire...

C. M. : C’est un cycle sans fin, un travail à recommencer à chaque seconde. Chaque pensée, chaque acte doit s’inscrire dans cette procession, dans cette direction - que c’est ardu !

N. C. : Mais nous vivons dans une société où les gens vous regardent facilement de travers si vous insistez sur ce lien. Ils ont l’impression que vous voulez revenir en arrière !

C. M. : Que vous êtes copain avec le pape et votez à l’extrême-droite ! Ils ne comprennent pas. C’est très délicat de parler de ça...

N. C. : Dire que les plus beaux orgasmes sont peut-être ceux de l’enfantement ?

C. M. : Mais on peut “enfanter” aussi une relation, un amour...

N. C. : Oui, mais si vous enquêtez un peu dans la vie réelle, vous tombez sur des tragédies, sur...

C. M. : Sur des viols ?

N. C. : Plus ordinairement, sur le fait qu’à travers les âges, des milliards de femmes ont conçu des enfants en étant contraintes, forcées, tristes, écrasées, humiliées... et qu’au lieu de se faire dans un sublime bonheur, l’enfantement se produit plus souvent, sinon dans la tragédie, du moins dans le non-amour.

C. M. : Ce n’est pas contradictoire avec ce que nous disions. Le désir sexuel de l’homme, à ce moment-là, se situe bien dans cette quête, mais à un niveau d’inconscience fantastiquement primaire.
C’est pour ça que Françoise Dolto a pu dire : “Le viol est un acte d’amour.” C’est très choquant, mais je vois ce qu’elle entendait par là - le violeur (ou l’assassin) est mu par un désir obscur : celui qui le pousse à essayer d’atteindre ce lieu qu’est la mort, dont il doit sentir très confusément que c’est le retour à la Source.
C’est très dur de faire comprendre ça, on s’imagine que c’est une excuse du viol et de l’assassinat, mais ça n’a rien à voir !

N. C. : Un autre de vos titres est intrigant, c’est “Je voudrais te dire”, où vous parlez à quelqu’un que vous n’avez plus revu depuis longtemps et à qui vous expliquez que vous avez appris beaucoup de choses sur la vie, sur la confusion, sur la souffrance...

C. M. : Au départ, c’est une lettre que j’avais adressée à quelqu’un de très précis qui m’a bien manipulée, mais qui m’avait aussi suffisamment séduite pour que j’aie envie de le sauver. Et lui aussi en avait envie. Mais au dernier moment, ça a capoté, parce que s’il admettait ce que je lui disais, tout son système, toute sa vision du monde s’écroulait, toute sa vie ! donc au dernier moment, pfuit, il a rebasculé dans la psychose.
Au début, cette lettre était très dure. Devenant une chanson, elle s’est adoucie - et je me suis alors aperçu qu’elle pouvait s’adresser à beaucoup de gens rencontrés dans ma vie. Elle dit aussi que j’ai compris pourquoi l’autre m’a fait souffrir : à cause de sa propre souffrance, projetée sur moi - mais je pardonne, c’est une chanson de pardon.
Je dis également : “Je suis contente de te laisser un peu de mon blues”, parce que le blues est trop lourd à porter. Insupportablement lourd. Et j’ai compris qu’en fait, la souffrance s’adressait uniquement à Dieu, pas à quelqu’un d’autre. Seul Dieu peut nous aider - éventuellement à travers les autres - à supporter notre souffrance.

Dans ce disque, j’ai essayé de partir d’événements vécus ou observés, et de les rendre à la fois assez profonds dans l’intime pour rejoindre ce lieu intérieur où nous avons tous la même quête et les mêmes problèmes - et en même temps suffisamment détachés de l’ego pour qu’ils puissent éveiller quelque chose de commun à tous.

N. C. : Une autre chanson, “Qu’est-ce que je t’aime quant t’es pas là...”, se réfère à la dimension la moins mûre en nous.

C. M. : Oui, à cet état de confusion dont nous parlions, où l’on a une quête démente, avec la force de l’adolescence, et où l’on croit que l’autre va combler cette quête, alors qu’on pose sur l’autre une charge qui n’est pas du tout la sienne, parce que c’est à chacun de combler le vide infernal que nous avons en nous !
Ce n’est pas un compagnon amoureux qui va faire ce travail à notre place. Or, en général, nous pensons : “ Ça y est, j’ai rencontré un mec, donc ma vie est réglée. ” Eh bien, non. Quand on projette autant sa quête sur l’autre, on est mal ; et en même temps, on l’aime ; alors “ qu’est-ce que je t’aime quand tu reviens ”, mais dès qu’il est là, ça ne marche plus, on n’est toujours pas comblé, toujours insatisfait, et ça vire en “ Fiche le camp ! ” Et dès qu’il est parti, on se retrouve dans le vide, et ça ne marche pas non plus.
Tout le monde a vécu ça. Et ce n’est pas parce qu’on s’est trompé d’amoureux, mais parce qu’on n’est pas mûr.

N. C. : N’est-ce pas le propre du désir que de se vivre dans le manque ?

C. M. : Quand on est immature oui. Mais pas quand on est mûr.

N. C. : Comme dans le poème persan : “Le paradis c’est d’être deux oiseaux : un regarde la pomme, l’autre la mange.” On peut être dans le double état de l’attente de l’autre et de la rencontre avec lui.

C. M. : Et là, on change de niveau. Malheureusement, nous sommes à peu près tous dans l’immaturité. À part quelques rares exceptions. Très longtemps, j’ai cru qu’il y avait des adultes. Maintenant, je sais que nous ne sommes quasiment qu’entre enfants, dont la plupart n’essayent même pas de grandir !

N. C. : Quelles ont été les grandes étapes de votre propre maturation pacificatrice ?

C. M. : C’est une longue thérapie. J’ai cherché un peu partout - c’est pour ça que Nouvelles Clés m’intéressait (je suis abonnée pratiquement depuis sa création). J’ai fait beaucoup de stages - j’ai même eu des périodes de stagite aiguë ! (rire).
Développement personnel et compagnie. J’ai suivi pendant deux ans l’enseignement d’un ostéopathe bien allumé, qui avait travaillé avec des chamanes. Cela comportait des passages très violents - dans des stages où certaines personnes pouvaient arriver en plein état de crise...
Je n’ai pas seulement beaucoup appris en travaillant sur moi, mais aussi en voyant travailler les autres. C’est pour ça que les stages sont intéressants. Quand les autres, en état de crise, déballent un morceau de vie hyper fort, c’est très enrichissant.
Ma nature me fait facilement entrer en empathie profonde avec les autres. Si quelqu’un fait une crise émotionnelle forte sur un événement de sa vie, je crie avec lui, je pleure, je suis complètement “avec”...

N. C. : N’entre-t-on pas davantage en résonance avec certaines personnes qu’avec d’autres ?

C. M. : Moi, ce qui m’étonne c’est justement que nous ne sommes pas différents. Nous nous retrouvons tous victimes d’une même crise identitaire : d’où viens-je ? qui suis-je ? où vais-je ? Finalement, toutes les crises reviennent à ça, c’est commun à toute l’humanité. Pierre Dac disait : “Nous sommes le chaînon manquant entre le singe et l’homme.” Cette quête est universelle. C’est ce que j’ai ressenti en participant à des stages à droite, à gauche....

C’est dur de donner un nom à tout ce qui se passe dans ces stages !

N. C. : Après mai 68, on aurait parlé de bio-énergie, de libération sexuelle, de thérapie psychophysique, de cri primal, etc. Là-dessus se sont greffés tant de choses !

C. M. : Pour être franche, c’est un peu le foutoir. Mais on retombe toujours sur la même recherche, ce qui me touchait énormément, puisque mon problème était d’avoir une identité. Bref, j’ai fait de nombreux stages et suivi l’enseignement de plusieurs écoles : de naturopathie, de faciathérapie...
J’ai suivi une formation sur les médecines sacrées - améridiennes et chinoises. Avec en filigrane permanent cette thérapie avec Alvaro, où je suis passée par des crises émotionnelles fortes, avec une apogée l’année dernière juste avant de terminer mon disque.
Tout ça reste assez simple : il y a beaucoup de souffrances sur la place et l’identité de chacun - or, tant que l’on n’a pas résolu ça, au moins un peu, on a du mal à vivre une relation à l’autre et à accéder à l’amour.

N. C. : Vous n’avez pas papilloné, vous avez vraiment travaillé sur vous-même.

C. M. : C’est pour ça que j’ai disparu professionnellement pendant dix ans. D’une part j’ai fait ma fille, qui a aujourd’hui douze ans, ce qui est facilement un travail à plein temps si on veut faire ça convenablement.
D’autre part, j’ai suivi toutes ces écoles. Et j’ai énormément lu. Plus cette thérapie qui me secouait et m’arrachait à mon inertie naturelle - le sort de tous ceux qui ne sont pas reconnus. Matériellement, j’ai eu la chance de ne pas être obligée de vraiment travailler, du fait des rentes de mon passé musical.

N. C. : D’un stage à l’autre, est-ce que tout ne dépendait pas finalement de la qualité de l’instructeur, du guide, du chamane ?

C. M. : Il vaut mieux qu’il n’en soit pas ainsi ! Je suis tombée sur des gens à la limite de la mégalomanie et de la paranoïa, des gens très limite ! Heureusement j’ai en moi une force, depuis ma naissance, un petit Jiminy Cricket qui me dit “Danger ! Laisse tomber !” Je ne laisse pas forcément tomber, mais je me place alors à un endroit d’où je peux prendre ce qu’il y a à prendre et laisser ce qu’il y a à laisser.
Et j’arrive à faire la différence entre un enseignement réel et une mégalomanie manipulatrice. Au bout d’un moment je m’en vais, parce que c’est tout de même embêtant d’être avec des gens incapables de vraiment enseigner.
Celui qui est resté tout le long avec moi et avec qui j’ai fait un travail très lent, très progressif, très profond et très efficace, c’est Alvaro, qui est un chamane, un vrai !

N. C. : Un vieux sage...

C. M. : Il n’a même pas soixante ans ! Il est l’héritier de sa grand-mère chamane, mais il n’exerce pas cette fonction. Par ailleurs, il est psychothérapeute freudien classique, professeur de psychologie clinique dans une faculté. Et c’est un guide, un poteau indicateur, c’est-à-dire surtout quelqu’un qui m’a aidé à reconnaître le poteau indicateur à l’intérieur de moi.
Dans la vie, on rencontre quelquefois des gens dont on se dit : “Nous sommes de la même famille de pensée.” Il m’a vraiment aidée à aller là où je devais aller. Ce n’est pas un guru manipulateur, c’est mon maître de philosophie.

N. C. : Que penser du problème des “sectes” ?

C. M. : Hou là, c’est complexe ! J’ai croisé des gens pas nets : des gurus mégalos, des petits chefs au service du guru, qui vous disent quand vous arrivez la première fois : “Bienvenue parmi nous.” Ça me glace. On m’avait conseillé un travail sur le chant des voyelles : première séance, on me prend dans les bras, comme si j’étais un bébé à consoler, et on me glisse à l’oreille avec un ton suave : “Bienvenue parmi nous...” Je suis partie en courant ! (rire) Et il y en a un paquet comme ça ! C’est chaque fois le “peuple élu” - et les autres peuvent crever.

Eux savent, les autres ne savent pas. Eux sont dans la vérité, les autres n’y sont pas.

C’est terrifiant. “Bienvenue parmi nous” est un déclic immédiat : au-revoir et bonne chance ! Parce que moi, j’y suis déjà, “parmi nous”, mais “nous c’est l’humanité entière - pour ne pas dire le cosmos.

N. C. : À l’inverse, la société politiquement correcte s’avère très sévère vis-à-vis des quêtes spirituelles...

C. M. : La société a raison de se défendre, mais souvent elle ne le fait pas pour les bonnes raisons. Je ne crois pas au “ complot ” des gouvernants qui veulent empêcher les gens de penser.
Je pense plutôt que les postes clés de la société sont tenus par des gens très matérialistes, psychiquement confortables là-dedans, qui ont affreusement peur d’ouvrir des portes dans leur propre psychisme.
Parce que c’est dangereux, d’élever, ou d’élargir son niveau de conscience, de partir en quête de soi-même... Ils sont morts de trouille.
Ils ont besoin d’être rassurés par des barrières bien tangibles. Sinon, il leur faudrait commencer à se remettre en question, peut-être même aller suivre des stages, faire de la méditation... Et cette idée leur est insupportable.

Site officiel de Corine Marienneau : www.corine.fr.st

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MessageSujet: Re: La sexualité est une recherche de spiritualité non consciente   Sam 16 Jan - 13:01

Miléna a écrit:

Quant aux approches plurielles du plaisir, le lien qu'Apiu nous a fourni, c'est une page de blabla pour déculpabiliser l'être humain d'être dans une démarche de RECEVOIR pour RECEVOIR ...
Alors que ce Désir d'éprouver du plaisir est justement ce qu'il faut redresser en l'humain à savoir l'Intention. Garder la force du désir et orienter ce désir en une aspiration à ressembler au créateur.


Mon tout premier livre que j'ai lu quand j'étais jeune.
La sexualité et comment engendrer des enfants du point de vue spirituel, et non biologique avec les endormophines.

La galvanoplsatie spirituelle et l'avenir de l'humanité"

Omraam Mikhael Aïvanhov

Citation:
Dans les relations sexuelles entre les hommes et les femmes il n'y a rien en soi de mauvais.
Si c'était le cas, pourquoi toute la nature ne montre t'elle rien d'autre chez toutes les espèces depuis la création du monde?
si l'acte lui-même était repréhensible, comment la nature le tolérerait-elle, comment le Ciel n'aurait il pas déjà exterminé tous ceux qui le pratiquent?

L'acte en soi n'est ni mauvais ni bon, seule l'intention qu'on y met le rend criminel ou saint.
...

Ce qui importe, ce n'est donc ni les gestes de l"amour, ni les organes, mais la qualité des énergies, des émanations, des quintessences qui se dégagent, la nature de toutes ces forces psychiques que projettent l'homme et la femme lorsqu'ils s'aiment."
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Petit nuage

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MessageSujet: Re: La sexualité est une recherche de spiritualité non consciente   Sam 16 Jan - 18:06

Ce témoignage de Corinne Marienneau est très beau.
Je me retrouve dans pas mal de choses qu'elle exprime et aussi dans ce qu'elle exprime par rapport à son parcourt thérapeutique.

Très chouette de " retrouver " ainsi cette femme, alors que je l'avais perdue de vue depuis des années, après la fin du groupe Téléphone.
Parcours atypique comme je les aime. Très intéressant.
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MessageSujet: Re: La sexualité est une recherche de spiritualité non consciente   

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